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Belga, une valeur ajoutée pour tout service d’information

Actualité   •   nov 15, 2019 13:30 CET

La rédaction Belga

Bien que l’agence de presse nationale Belga travaille généralement dans l’ombre, ses dépêches constituent, pour bon nombre de rédactions, une base solide sur laquelle s’appuyer. Belga fournit des informations factuelles dont la véracité a été scrupuleusement vérifiée et qui sont uniquement diffusées une fois leur exactitude avérée. Toutefois, de nombreux lecteurs ou utilisateurs d’autres médias d’actualité se demandent pourquoi les dépêches Belga sont souvent intégralement publiées sur des sites d’information. Les équipes de rédaction ne disposent-elles pas de journalistes pouvant rédiger ces articles ? Ces dépêches sont-elles d’ailleurs fiables ? La RTBF a tenté de répondre à ces questions pour ses lecteurs, téléspectateurs et auditeurs.

Les utilisateurs attentifs des médias d’actualité constatent que de nombreux articles se basent sur la source Belga. La même dépêche est parfois publiée sur différents sites d’information. Souvent le texte est repris littéralement, en y ajoutant tout au plus un titre plus accrocheur ou quelques photos. Les lecteurs prennent cela pour de la facilité, sans comprendre la valeur ajoutée de ces dépêches de Belga. Sur son site d’information, la RTBF a formulé une réponse aux questions les plus fréquemment posées par ses lecteurs, dans laquelle elle explique le rôle que joue Belga pour les autres rédactions. Neuf points sont ainsi mis en avant.

Un correspondant supplémentaire

La RTBF considère Belga comme une sorte de correspondant, proche de la source et pouvant rapidement fournir des informations fiables. « Si l’on devait mobiliser nos journalistes pour appeler chaque jour à heure fixe le parquet, les pompiers, la police pour voir ce qu’il s’est passé dans la nuit, s’il y a des choses en cours, on ne ferait plus que ça, témoigne Thomas Mignon, rédacteur en chef adjoint du site d’information de la RTBF. C’est le boulot des correspondants Belga. On le leur laisse. Et puis rien que pour la Flandre, on n’a pas de rédaction locale côté néerlandophone. On peut envoyer un journaliste de Bruxelles quand il se passe un gros truc. Mais pas pour tout. »

Ordre du jour

Belga établit quotidiennement un ordre du jour détaillé, qui répertorie aussi bien les événements politiques que juridiques et autres. Cet ordre du jour aide les rédactions à définir leur propre planning et à déterminer quels sujets seront traités par leurs propres journalistes et ceux pour lesquels elles se baseront sur les dépêches de Belga. Le nombre d’articles produits par les rédactions reste supérieur à celui des reprises de dépêches. Le tout forme un joli bouquet d’actualités factuelles, de décryptages et de reportages fouillés qui reflète le point de vue de chaque rédaction sur les nouvelles qu’elles jugent importantes à partager avec les lecteurs, les téléspectateurs ou les auditeurs.

Fonction d’alerte

Belga offre une fonction d’alerte pour les breaking news. L’agence de presse publie immédiatement une courte dépêche de quelques lignes, que les rédactions peuvent immédiatement publier sur leur site d’information. Et en même temps, leur propre réseau se met en branle. « La dépêche [de Belga] a une fonction d’alerte et on travaille dessus, explique T. Mignon. On complète, on enrichit. On approfondit pour publier ensuite. Notre mission de service public, c’est aussi de donner l’info rapidement. Le "Belga" nous met en quelque sorte le pied à l’étrier. »

Priorités

Mais toutes les dépêches de Belga ne nécessitent pas un travail complémentaire des services d’information. Certaines sont donc publiées telles quelles. « On ne va pas perdre une heure et réécrire juste pour le plaisir de réécrire, déclare T. Mignon. Cette info est là, elle est fiable, ça ne sert à rien de refaire le travail de quelqu’un qu’on a payé pour le faire. » Chaque rédaction détermine ses priorités et les accents qu’elle souhaite mettre. « Car la RTBF est cliente de Belga, elle paie un abonnement pour avoir accès à ses dépêches (et images), et pour pouvoir les utiliser. Quand est-ce qu’on estime que poster la dépêche Belga suffit ? Quand est-ce qu’on met un journaliste sur le coup ? C’est un choix éditorial, on évalue au cas par cas. Il y a des informations sur lesquelles on estime que c’est moins prioritaire de se différencier. »

Fiabilité (vs rapidité)

Belga ne diffusera une dépêche que lorsque l’agence est certaine que son contenu est exact. Hans Vandendriessche, rédacteur en chef, explique : « Il y a 20 ans, nous étions les premiers à donner l’info dans 70 % des cas. Mais avec l’arrivée des réseaux sociaux il y a une dizaine d’années, on a vu changer ça. On était souvent devancés. Dans un premier temps on a essayé de les concurrencer. C’était une erreur, car c’est peine perdue. On a réfléchi, et on s’est dit qu’on allait plutôt devenir des "Fact Checkers". La priorité, c’est le Fact Check. Puis, on diffuse. »

Rectifications et corrections

Il arrive parfois qu’une petite erreur se glisse dans une dépêche de Belga, mais celle-ci est alors rapidement rectifiée. Généralement, ces erreurs ne portent pas sur les informations principales, mais sur le contexte. Récemment, par exemple, une dépêche corrective est venue rectifier une autre annonçant que Caroline Gennez mettait un terme à sa carrière politique locale. « Rien de faux là-dedans. Par contre, dans le corps du texte, c’est vrai, on pouvait y lire que son parti siège dans l’opposition depuis le mois d’octobre 2018… Or, c’est depuis 2012, illustre Christian Neyt, rédacteur en chef adjoint. Récemment, on a fait la tournée des rédactions. Au niveau de la fiabilité, personne ne nous a rien reproché. »

Matière première

Belga ne fournit que des actualités factuelles, pas de contributions rédactionnelles, d’explications, d’opinions, de points de vue ni de commentaires, et encore moins de mise en pages. Les publications de l’agence de presse servent donc bien souvent de matière première, sur laquelle se basent les autres rédactions. Les rédactions des télévisions recherchent des citations, des images, des intervenants et du matériel pour le montage. Cela représente une part conséquente du travail quotidien.

Réputation

Sophie Lejoly connaît bien la relation de confiance qui s’est tissée entre Belga et les médias belges. Secrétaire générale adjointe de l’AJP, l’aile francophone de l’Association des journalistes professionnels, elle a auparavant travaillé plusieurs années pour Belga. « Tout est une question de réputation, explique-t-elle. Belga a presque 100 ans. L’agence de presse a construit sa réputation au fil des décennies. Belga ne peut pas prendre le risque que les médias soient tentés de se passer de lui, alors l’accent est mis sur la fiabilité. »

Gratuité des informations

Dans un premier temps, les médias ont eu tendance à alimenter leurs sites consultables gratuitement avec les dépêches de Belga, d’autant que peu de journalistes étaient formés à Internet. Cela a contribué à donner l’impression que les informations étaient partout identiques. Aujourd’hui, on en revient doucement. « Les médias se rendent compte que s’ils veulent faire payer l’info en ligne, ils ne peuvent pas proposer les dépêches d’agence. Ils en mettent, mais ils doivent aussi et surtout publier des articles maison », estime S. Lejoly. La RTBF aussi aimerait être un peu plus sélective à l’avenir. « Aujourd’hui, on noie encore un peu trop notre propre production dans un flux de Belga d’intérêt plus secondaire. On voudrait publier moins de dépêches. Et quand on en sélectionne une, on se démarque en allant un pas plus loin, en l’enrichissant avec des réactions ou avec l’expertise d’un de nos journalistes. », conclut Thomas Mignon.

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